Les droits de Dieu sont immenses, et nous n’arrivons pas à observer Ses grâces. Ainsi, le prophète a dit : demande pardon jour et nuit. Celui qui sème le bien récoltera le bien, et à l’inverse, il récoltera le mal. Ainsi, donne et tu recevras.
C’est par cela que Dieu nous aime, et si Dieu t’aime, alors Il met tes péchés devant tes yeux. Mais ne minimise pas ce péché : observe à qui tu as désobéi.
Le Prophète Muhammad (saww) a réprimandé un jeune homme en disant : « Malheur à toi, ô jeune homme ! Tes péchés sont-ils plus grands ou ton Seigneur ? », ce à quoi le jeune a répondu : « Rien n’est plus grand que mon Seigneur. »
Bismillahi rahman ir-rahim. Alhamdoulilah rabbil-‘alamin, wa salat wa salam ‘ala rasoulillah, wa sayyidina wa nabiyyina Muhammad, wa ‘ala alihi tayyibin wa tahirin. Gloire au Seigneur des mondes, le Créateur, le plus Grand, le Majestueux.
Salam aleykoum, voici de nobles propos donnés par notre saint et noble prophète Muhammad (Sws) à son noble compagnon Abu Dhar (RA). Que pouvons-nous apprendre de ces paroles pures ? Il me semble que l’on peut en tirer un remède pour le cœur et l’âme.
Les droits de Dieu sont absolus, mais nous les minimisons à cause de notre nafs et de notre orgueil, en tout cas tant que nous allons bien. Comme le dit notre Créateur, le Sublime, le Majestueux :
« Et quand le malheur touche l’homme, il fait appel à Nous, couché sur le côté, assis ou debout. Puis, quand Nous le délivrons de son malheur, il s’en va comme s’il ne Nous avait point imploré pour un mal qui l’a touché… » [10:12].
Malgré ce comportement que nous avons, Allah nous accorde Sa miséricorde dès que nous nous souvenons de Lui. Mais ici se pose une question pour le croyant : profiterons-nous de notre Seigneur, l’Exalté, sans vergogne jusqu’à la fin ? De sorte que nous péchions, demandions pardon, puis espérions recevoir les faveurs du Très-Haut ? Ou bien reconnaîtrons-nous enfin les droits de Dieu, Sa grandeur, et le fait qu’Il n’est pas dupe face à notre comportement ? Alors agissons, non ?
Permettez-moi de vous poser une question : avez-vous déjà ressenti le fait de vous souvenir soudainement d’un péché, au point que la gêne vous envahisse, provoquant un stress et une réflexion intense ? À un tel point que vous pouvez vous rappeler la scène avec clarté, comme si un film se lançait dans votre esprit et que vous voyiez ce péché devant vos yeux ? Si oui, sachez que cela est un signe du Très Miséricordieux. Il est alors temps pour vous de vous souvenir des droits de votre Seigneur et de demander pardon par le dhikr, la prière, les ablutions, etc.
Ne laissez pas passer cette possibilité de rapprochement avec le Seigneur, l’Exalté. Souvenez-vous de Lui à cet instant et rapprochez-vous de Lui, car Il vous appelle à ce moment précis et vous montre un signe de proximité et d’amour, un appel personnel. N’avez-vous pas déjà ressenti de l’émotion et une volonté de vous rattraper après un bon sermon à la mosquée ou devant une vidéo ? Alors imaginez un rappel venant directement du Très-Haut.
Tel que l’a dit l’imam Ja‘far (AS) :
« Lorsque le serviteur croyant commet un péché, Allah lui accorde un délai de sept heures. S’il demande pardon durant ce temps, le péché n’est pas inscrit contre lui. Si ce délai passe sans qu’il ne demande pardon, une mauvaise action est inscrite. Et le croyant peut se souvenir de son péché même après vingt ans et demander pardon à son Seigneur, qui lui pardonne alors ; tandis que le mécréant l’oublie dès l’instant où il l’a commis. »
Souvenez-vous-en, et que la paix et la miséricorde du Seigneur, le Majestueux, soient sur vous, et que Son rappel vous illumine.
Salam aleykoum,
– Reda
[Sources]
Vidéo d'origine : https://www.youtube.com/watch?v=rHAeF_zF8f8&list=PLp5tuPDnyIJPqzDn2AghA3w09ysnkAOEz&index=27
Bihar Al Anwaar vol 6 hadith 94
Enseignement général : Reda